Voyage spirituel en Inde chapitre 3: Bienvenue au Dharma Peetha

Depuis que j’ai commencé la quête spirituelle, j’ai souvent eu l’impression d’être trop chanceuse. Qu’importe ce que je veux, que ce soit un désir spirituel ou matériel, je finis toujours par l’obtenir d’une manière ou d’une autre.

Je me souviens lorsque je lisais les lignes du livre Autobiographie d’un Yogi, Yogananda racontait que lorsqu’il était enfant il s’enfuyait de chez lui pour aller dans les Himalaya afin de trouver son Guru. Cela me faisait rêver, j’aurais aimé être aussi courageuse que lui et  m’en aller moi aussi dans les montagnes de l’Himalaya pour trouver mon guide spirituel. Même si je pouvais m’imaginer le faire, je savais qu’au fond de moi cela n’arrivera jamais.

Finalement, je n’ai même pas eu à chercher. On dit que lorsque le disciple est prêt, le guru apparaît. Étais-je prête, il y a deux ans, la première que fois que j’ai rencontré sri Tathata? Suis-je prête aujourd’hui encore, maintenant que je le rencontre de nouveau? Peut-être que chacun des jours de ma vie étaient des jours ou j’étais prête à rencontrer mon guru.

Lorsque je suis allée voir un astrologue à Chennai, il m’a dit que j’étais une personne en quête spirituelle et que je me posais des questions profondes telle que pourquoi je suis née. En effet, cette question ne cesse de revenir en moi. Pourquoi je suis revenue sur terre encore une fois, dans un corps de femme indienne, pourquoi je suis née à Paris à 00h55, pourquoi je suis née dans cette famille Ismailienne. Et même si je peux trouver toutes sortes de réponses logiques, j’ai fait ceci ou cela dans mes vies antérieures. J’ai commencé quelque chose que je n’ai pas terminé, j’ai fait des promesses que je n’ai pas tenues, j’ai des choses à pardonner, des choses à revivre, des choses à apprendre, des gens à rencontrer pour qu’ils m’apprennent et me montrent qui je suis à travers eux, des gens à rencontrer afin de leur inspirer le chemin spirituel.

En réalité il n’y a même pas de progression spirituelle, il n’y a pas de début et de fin, il n’y a pas de naissance et de mort, il n’y a pas telle ou telle vie antérieure, il n’y a pas de karma à brûler ou a créer.

Qu’importent toutes les réponses que je peux avoir, qu’importent toutes les expériences, les visions, les sons que je peux entendre, qu’importent toutes les larmes dévotionnelles. Tout cela n’est que Maya. La relativité de l’expérience est bien loin de l’Absolue Vérité. Mais ou cela me mène-t-il vraiment? Peut-être que je suis de plus en plus sur le bon chemin karmique et que j’accomplis ma mission en tant qu’être humain. Pourtant, j’ai l’impression que tout cela est bien loin de ce que je recherche vraiment. Je recherche qui je suis réellement, je recherche la vérité avec un grand V. Et je n’ai aucune idée ce que c’est. Les mots, les descriptions ne font que réduire et limiter. Je ne peux plus l’identifier à travers les filtres du mental.

Où est le Silence, Moksha, Samadhi, l’illumination, la réalisation de soi. Quelquefois lorsque je médite et que je regarde profondément en moi je ne vois que de l’obscurité. J’ai l’impression d’être un puits sans fond d’ignorance. Tout ce en quoi je crois disparaît, toutes les vérités qui définissent la perception du monde dans laquelle je vis, soudainement disparaissent, car tout n’est qu’illusion. Cependant je ne trouve rien d’autre à quoi m’accrocher. Lorsque, je me rends compte de tout cela j’ai envie de pleurer car je ne sais pas qui je suis. Parce que je réalise que je vis chacune de toutes les secondes de ma vie complètement enfoncée dans Maya.

Bien sûr, lorsque je pense à mon cheminement spirituel, je suis bien plus heureuse aujourd’hui qu’il y a un an ou deux ans ou cinq ans. Chaque année est meilleure que la précédente. Du travail a été accompli, le corps et le mental sont en meilleurs santé, plus calmes et plus pures. Le processus de nettoyage suit son cours et la purification intérieure m’apporte de plus en plus de paix intérieure, plus de contrôle et de conscience de mes pensées, de mes comportements subconscients, moins de peur, plus de lumière et un sentiment de bonheur qui apparaît parfois sans aucune raison.

Dr Bali a l’habitude de dire que nous sommes des êtres spirituels dans un voyage humain. Je ne sais pas où me mènera ce voyage sur terre, ce voyage en Inde et ce voyage intérieur; mais il me semble qu’il n’y a en fait aucun endroit où aller et  aucun but à atteindre dans cette quête de Dieu.

Moksha is in the heart of a man, which is free from hatred, lust, egoism, greed and desires. — Sri Swami Sivananda

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