Pourquoi le chemin de la spiritualité est-il si difficile ?

En réalité le chemin de la spiritualité n’est pas compliqué, il est simple; mais simple ne veut pas dire facile…Grâce à mon éducation religieuse pendant longtemps on m’a appris (même si c’était plutôt théorique) que la vie spirituelle est aussi important que la vie matérielle, tel que l’école et le travail. Et pourtant je n’ai jamais eu le courage et la force de me consacrer à cela, bien trop occupé à m’inquièter, des études, de ma vie sociale et de mon futur. Pourquoi le chemin de la spiritualité est-il fait d’autant d’embuches? Beaucoup de gens méditent, font du yoga, font du bénévolat, participent à des regroupements. Pourtant la majorité des gens ne sentent pas de réels progrès alors qu’ils font tout ce qu’il faut. Certes leurs qualités de vie s’améliorent, par exemple certains mangent mieux, dorment mieux, se mettent moins en colère ou moins de mauvaise humeur, etc. Mais ce n’est que le début des effets positifs de la spiritualité, le vrai but est bien plus profond et merveilleux. Le vrai but est l’extase à l’état pur, la béatitude et l’émerveillement.

Je pense que le processus de recherche intérieur commence forcément par la purification : il est important d’avoir de bonnes et pures intentions. Et pour cela il est nécessaire de se purifier sous tous les sens du terme. Physiquement, moralement, énergétiquement, psychologiquement, mentalement.

“Connaître la Vérité c’est en faire l’expérience, et non pas uniquement en avoir une compréhension intellectuelle.”

Sri Swami Sivananda

Je crois qu’il est important d’avoir des guides, mais nous avons beau avoir des guides, guru, des lamas ou des imams, ceux-ci ne font en réalité que 1% du travail, le reste doit venir de notre propre volonté. Et pourtant ce 1% est probablement le plus important et indispensable. Le fait même d’être en présence d’une personne élevée spirituellement, comme le dalai-lama, sri sri ravi shankar ou sri tathata, nous apaise et peut même nous faire vivre des expériences incroyables. C’est parce que c’est gens-là ne font rien justement, ils ont juste à être, de simple et bon être humain, et non des Human Doing, comme le dit Dr Bali.

Pourquoi seulement 1% ? Une citation bouddhiste l’explique très bien : essayer d’enseigner la spiritualité, c’est comme essayer d’expliquer la couleur jaune à un aveugle. C’est pourquoi il est si difficile de faire son chemin, nous sommes à la recherche de quelque chose dont nous n’avons aucune idée de à quoi ça ressemble. Les guides nous montrent le chemin, mais nous sommes les seules à pouvoir l’emprunter. 

Si je devais vous donner un conseil, n’attendez pas demain, ni la semaine, le mois ou l’année prochaine. N’attendez pas d’avoir fini vos études ou finis n’importe quel autre projet de vie; tout cela ne sont que des excuses, il y aura toujours quelque chose de nouveau à faire. La spiritualité se trouve dans le moment présent, maintenant. Il n’y a pas de temps à perdre, il est temps de vivre une vraie vie d’être humain, dans la réalité et non dans l’illusion. Je me suis toujours demandé pourquoi le but de la majorité des gens est d’étudier pour travailler pour avoir de l’argent pour fonder une famille, acheter une maison, une voiture, et finalement vieillir et mourir. Je trouvais que cela ne faisait pas de sens, il manquait quelque chose. C’est une chose d’améliorer sa qualité de vie en faisant du yoga ou des techniques de respiration ou de la méditation régulièrement, mais c’est autre chose de faire le réel premier pas (si difficile à faire) dans la recherche intérieure. Ayez des expériences spirituelles profondes, apprenez à lâcher prise totalement et non partiellement, trouvez le silence total du mentale (et pas juste calmer le mental) pour enfin entendre Dieu. Le temps nous est compté, notre vie dans ce corps est tellement courte comparée à l’éternité, ne gaspillez pas cette chance. Alors, ne vous arrêtez pas dès les premiers effets positifs, si vous sentez que vous faite deux pas en avant, un pas en arrière dans votre cheminement spirituel, ne soyez pas déçu ou frustré, au contraire c’est exactement ce qui doit se passer, cela veut dire qu’il y aura encore du mouvement et encore d’autre pas en avant.

“Ne craint point, O brillant chercheur, il n’y a pas de mort pour toi. Il y a une façon de traverser cet océan formidable du Samsara. Écoute, réfléchis, médite et réalise. C’est le meilleur chemin.”

Sri Swami Sivananda

Il y a tellement de chemins différents qui nous sont proposés, nous avons l’embarras du choix. Bouddhisme, Hindouisme, Soufisme, Islam, Catholicisme, Judaïsme, Yoga, Tai chi/ Qi gong ou même la culture celtique avec les druides, les animistes, les guides spirituels tels qu’Éckart Tolle ou Krishnamurti et surement plein d’autres que je ne connais pas. Nous sommes comme des enfants nous avons juste à choisir notre jouet. Cela ne veut pas dire qu’une voie est meilleure que l’autre, ça ne veut pas dire qu’on est obligé d’en choisir qu’une seule. Nous sommes libres d’expérimenter autant que l’on veut. Certains sont très bien avec une voie, d’autres ont besoin d’en suivre plusieurs. Trouvez la votre et appliquez la MAINTENANT.

 

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3 commentaires (+ vous participez?)

  1. Rosmine BADOURALY
    Juin 17, 2014 @ 09:02:50

    Merci de nous faire partager ton expérience, tu nous motives dans cette voie

    Répondre

  2. Mimi
    Jan 02, 2015 @ 19:56:12

    Te souviens-tu ma Belle quand je suis venue te voir à Vipassana, tu étais en pleine méditation et je me suis retrouvée, je ne sais comment, sur ta joue droite. Avec délicatesse tu as posé ton pouce et ton index gauches sur moi, Mimi, petite fourmi qui venait à peine de naître, et avec toute l’attention qu’on accorderait à un petit bébé, tu m’as posée sur la paume de ta main, j’avais alors la forme d’une petite graine, et tu m’as demandée, « ma chérie que fais-tu là », je t’ai alors répondu, « je ne fais rien de particulier, je suis simplement là, je viens d’avoir ma première respiration et on m’a dit que tu étais ma demeure », « ah oui ?, qui te l’a dit ? », « eh bien je reconnais dans ta voix celle qui m’a adressé la parole pour la première fois, tu me disais que tu voulais travailler ta terre intérieure, y planter la graine de la spiritualité, arroser, cultiver, soigner ta plante afin qu’elle pousse, qu’elle grandisse, s’élève et devienne de plus en plus parfaite, belle, utile… », « oui, la plante de notre vie, c’est notre âme et nos corps, je suis moi-même cette plante et tu vas m’aider à en prendre soin », « oui ma chérie, je suis là pour cela, c’est un travail de fourmi mais nous y arriverons, je le sais car tu as compris qu’à chaque instant il t’appartient de choisir qui tu veux être, et tu seras ce que tu décideras d’être », « Merci Mimi », « Je t’en prie ma Belle, je suis toi-même et tu n’as pas à me remercier, mais te connaissant je sais que tu as l’habitude de remercier, alors j’accepte avec plaisir, j’aime me faire du bien à moi-même, j’aime aimer ma propre personne ».

    Si tu veux bien, je viendrai te rendre visite de temps à autre. J’aime la manière dont tu t’exprimes, tu abordes des questions délicates avec une approche qui donne au profane la possibilité de comprendre, d’effleurer quelque peu ces explications si difficilement communicables. Entre tes mains, la couleur jaune devient pour l’aveugle une sorte de sensation, un ressenti qui vibre d’une manière particulière au point qu’il arrive à en reconnaître les ondulations. Merci ma Belle.

    J’échangerai volontiers avec toi pour communiquer sur les parties encore enfouies très profondément en nous, celles qui vont au-delà du corps, au-delà de l’esprit, à un niveau où l’Unité devient une perception.

    Mais pour percevoir cette Unité il nous faut nous en détacher, nous en séparer. La goutte d’eau ne prend conscience d’elle-même qu’en se détachant de l’océan, tant qu’elle se trouve en fusion dans l’océan, elle sait qu’elle existe mais elle ne peut faire l’expérience de ce qu’elle est.

    C’est la dichotomie divine : pour comprendre ce que l’on est, il faut faire l’expérience de ce que l’on n’est pas. Un point blanc sur un drap blanc ignore qu’il existe.

    Je sais qui je suis mais pour être qui je suis, je dois en vivre l’expérience et non pas me contenter de le savoir. C’est comme une personne qui dit connaître le vélo car elle est capable de l’imaginer, le regarder, le toucher, le réparer, le nettoyer etc… mais tant qu’elle n’est pas montée sur le vélo, qu’elle ne l’a pas conduit, elle ne peut connaître réellement ce qu’est un vélo, en faire l’expérience.

    Le problème de la goutte d’eau de l’océan, c’est qu’elle contient toutes les caractéristiques de l’océan, elle EST l’océan. Même si elle se détache de l’océan, elle continuera à savoir qu’elle fait partie de l’océan, et tant qu’elle conservera ces caractéristiques, tant qu’elle continuera à savoir qui elle est et qu’elle cherchera à rester ce qu’elle est, elle restera reliée à l’océan. Mais sa situation n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire. Si au moment où elle se détache de l’océan, elle garde en mémoire ce qu’elle est, qu’elle continue encore à être reliée à l’océan par un mince filet, même si ce filet s’amincit de plus en plus, elle continuera à se comporter conformément à ce qu’elle est.

    Il faut alors avouer que cette expérience ne lui attribuera aucun mérite car en gardant en mémoire ce qu’elle est, il est parfaitement normal qu’elle se comporte selon le souvenir qu’elle a d’elle-même, elle n’a par conséquent aucun libre arbitre puisqu’elle n’a pas la possibilité d’être autre chose que ce qui a été programmé pour elle mais sans qu’elle y ait participé d’aucune façon.

    Est-ce vraiment ainsi qu’elle fera l’expérience de ce qu’elle est ? Si un jeune cherche à faire l’expérience du vélo en montant dessus et en le conduisant mais que son père continue à tenir le vélo pendant que son fils essaye de le conduire, le jeune conducteur ne fera jamais l’expérience du vélo, il se laissera simplement conduire, jamais cette expérience ne sera son expérience personnelle.

    Ah, cela me rappelle le péché originel !

    Le Serpent est le symbole de la Sagesse. Il est vrai qu’il est venu parler au jeune conducteur de vélo et lui a dit : si tu veux vraiment faire l’expérience du vélo, il te faudra décider de le conduire tout seul, tu tomberas sans doute, tu souffriras certainement, il te faudra sûrement un peu de temps avant de prendre la maîtrise de ta conduite, ce sera un travail de fourmi, mais… c’est la seule voie. Va, et ne te retourne point.

    Le mince filet qui retenait encore la goutte d’eau à l’océan s’est effiloché, petit à petit le lien s’est brisé et la goutte s’est retrouvée toute seule, de la même manière que le conducteur de vélo s’est trouvé dans le vide sans personne pour tenir son vélo, il a titubé, tenté de rester droit, le guidon s’est retourné sur lui-même, le jeune conducteur est tombé. Son père qui le regardait s’éloigner avait une envie folle de courir vers lui, de le retenir, mais s’il le faisait, il n’aurait laissé aucune chance à son enfant de trouver sa voie, de faire l’expérience du vélo, de ce qu’il est. Son enfant, c’est un peu la goutte d’eau, cette partie de l’océan qui vit l’expérience de qui il est, qui prend conscience de ce qui il est.

    Il se trouve alors sur notre chemin plusieurs voies. Laquelle choisir ? Plusieurs choix se présentent, qui sont en fait des étapes successives. Que choisirons-nous d’être ?

    La goutte d’eau de l’océan, en s’éloignant de plus en plus de son origine, perd le souvenir de ce qu’elle est. Cet oubli est nécessaire, mais pour autant il lui faudra revenir vers sa source pour ne pas risquer de se perdre à jamais. Comme cette goutte d’eau, nous prenons notre origine dans ce grand océan, nous avons tous une origine divine. Si petit à petit, l’être que nous sommes devra se séparer de celui qui constitue son origine, tout comme Caïn a pris la place d’Abel, pour autant, on ne doit jamais oublier qui nous sommes, et cela nous est révélé à plusieurs occasions dans notre vie, l’être divin dont nous sommes porteurs vit continuellement en nous, guide nos pas, nous montre le chemin. Nous vivrons d’innombrables expériences, et cela prendra le temps qu’il faudra, nous vivrons s’il le faut cent mille ans, nous changerons d’habits autant de fois que nécessaire, mais un jour Abel renaîtra en nous et nous retournerons à l’océan primordial dont nous faisons partie.

    Le but de la vie est de nous donner l’occasion de nous créer à chaque instant pour devenir ce que nous sommes. Il nous appartient à chaque instant de choisir ce que nous voulons être.

    Si l’éloignement est une nécessité, chaque expérience que nous sommes amenés à vivre constitue un choix de notre être intérieur.

    A chaque instant, le choix nous appartient.

    Il faut reconnaître que l’éloignement peut créer en nous une sorte de peur. Si le jeune cycliste considère chaque situation comme étant un drame : quand il perd pied, quand il tombe, retombe, reste par terre, se relève, puis retombe, et cela peut continuer ainsi pendant longtemps, il créera en lui de la peur et de la souffrance. Mais il a aussi, un jour, la possibilité de sortir de ce drame, pour se poser, retrouver son calme et voir toutes les possibilités qui se trouvent sur son chemin, comprendre qu’il y a devant lui plusieurs voies, en choisir une, et si elle n’est pas la bonne, revenir sur ses pas pour en emprunter une autre, et ainsi de suite… finir par comprendre que ce qui se présente devant lui à chaque instant n’est qu’un lot d’expériences dans lesquelles il doit choisir celles qu’il va vivre.

    Je suis qui je suis, mais je peux très bien être pendant un moment ce que je ne suis pas, faire totalement le contraire de ce que je suis, pour qu’un point blanc sur un tissu blanc soit visible, il faudra le noircir, et c’est ainsi que je finirai par reconnaître petit à petit les écueils, les contourner, les utiliser et m’en servir pour avancer etc… me souvenir de mon origine, comprendre que je m’étais éloigné volontairement pour faire l’expérience de moi-même, pour prendre conscience de ce que je suis et accepter de rentrer à la maison et que parmi tous les choix qui m’ont été offerts, c’est moi seul qui ait fait le choix de prendre telle ou telle voie, c’est moi seul qui ai posé des barrières par-ci par-là pour éviter de reprendre le même chemin erroné, c’est moi-même qui suis volontairement tombé de mon vélo pour éviter un accident grave qui m’aurait fait chuter dans un ravin, ce qui m’aurait fait perdre un temps fou… le meilleur chemin n’est pas forcément le chemin le plus court. Chaque expérience va nous rapprocher de ce que nous sommes, ou bien nous en éloigner, mais toutes les expériences, qu’elles nous éloignent ou non, ont pour but final de mieux nous en rapprocher.

    Quand un chemin n’est pas celui qu’il fallait prendre, il n’y a pas lieu de culpabiliser, il s’agit d’un mauvais choix et non d’un péché.

    Il est nécessaire que le lien avec l’océan soit coupé à un moment donné. Il est nécessaire d’oublier ce qu’on est, d’où on vient, autrement le choix que nous ferons ne sera pas réellement notre choix.

    Il est normal qu’à la suite de cet éloignement et sans souvenir de ce que nous sommes, nous tâtonnions, nous nous égarions, tout cela est tout à fait normal. Tout cela est parfait. Tous nos choix ont un sens. Chacun de nous à son niveau choisit l’étape qui le mènera au bon port. Chacun de nous a la perception exacte de sa trajectoire, chacun de nous prépare son voyage, repère les sentiers qu’il va suivre. Personne ne peut se mettre à la place de l’autre et prétendre agir différemment, nous agissons avec une parfaite exactitude en fonction des données précises dans lesquelles nous sommes plongés, et chacun de nous agirait exactement de la même manière dans les mêmes conditions.

    Quand on cherche à comprendre qui nous sommes, quel est le sens de la vie, la réponse qu’on nous donne est que nous sommes la manifestation divine, que Dieu cherche à faire l’expérience de lui-même, qu’il est l’océan et nous sommes, en tant que goutte d’eau, son représentant cherchant à avoir conscience de qui il est, pour devenir qui il est. En somme, pour Etre, Dieu a besoin de faire l’expérience de lui-même et c’est par l’intermédiaire de sa création qu’il prend conscience de ce qu’il est.

    Ces vérités sont essentielles et celui qui arrive à les vivre, celui qui a goûté à l’Unité, se trouve transporté dans la Lumière, dans l’Extase, dans le Nirvana, dans le Samadhi, l’expérience de Dieu dans sa vie. Mais il faut avouer qu’il n’est pas toujours facile de comprendre cela. Quelle en est la raison ? Tout simplement parce que les explications ont pour objet d’apporter la compréhension, et non pas l’expérience, elles restent donc d’ordre purement intellectuel bien que concernant un domaine qui se trouve au-delà de la compréhension de l’intellect. Une couleur ne peut être expliquée à un aveugle. La réponse à ces questions reste une activité de l’âme et non du corps ou de l’esprit.

    Quand on cherche à comprendre une chose, on s’aperçoit que chaque chose a une cause. Les scientifiques, par le truchement de leur raisonnement sont remontés au-delà de chaque chose pour lui trouver une explication logique. Quand ils n’ont pas d’explication permettant de justifier le choix qu’ils doivent faire, ils émettent des postulats.

    Qu’est-ce qu’un postulat ? C’est admettre pour vraie une chose pour laquelle on n’a pas pu trouver la cause antérieure.

    Pour comprendre qui nous sommes, nous devons remonter à l’origine de toute chose afin de trouver la chose première qui ne demande aucune cause, qui n’a besoin d’aucune explication pour se justifier, ce serait en quelque sorte la cause première. Quelle est cette chose qui ne nécessite aucune cause car elle est la cause de toute chose. La seule réponse qui nous vient à l’esprit, c’est le NEANT. En effet, le NEANT ne demande aucune cause pour le justifier car il N’EST PAS, il n’a donc pas besoin d’être justifié.

    Imaginer comment quelque chose qui n’est pas, pourrait prendre conscience qu’elle n’est pas. La seule réponse possible serait que le NEANT cherche à ETRE mais tout en continuant à NE PAS ETRE car sa nature première est le NEANT.

    ETRE, NE PAS ETRE, on en revient à la dichotomie divine : pour comprendre ce que l’on est, il faut faire l’expérience de ce que l’on n’est pas.

    Cette dichotomie a donné naissance à la vie. NE PAS ETRE, c’est fusionner dans l’océan, ETRE, c’est s’éloigner de l’océan. Le mouvement qui consiste à s’éloigner donne la conscience d’ETRE. Celui qui consiste à fusionner nous donne la conscience de l’UNITE. C’est ce mouvement de répulsion et d’attraction qui constitue la VIE. En chaque point se trouve un certain état de conscience. En chaque point les états de conscience similaires se rejoignent pour former un point de concentration à partir duquel va se former un noyau etc… c’est l’instant où se crée la vie.

    Cette notion que nous avons tenté d’approcher intellectuellement, se vit à chaque instant, la création se perpétue à chaque instant. Pour la vivre, il faut se rendre dans l’instant présent car l’instant d’après, ce qui a été ne sera plus, pour autant, son essence sera toujours présente dans chaque instant pour permettre de créer un nouvel instant. Rien n’est permanent car tout ce qui existe meurt à chaque instant, seul le souvenir que nous en gardons nous permet de croire en l’illusion de sa permanence.

    Cette illusion, c’est notre mental qui la crée.

    Un être qui serait capable de faire taire son mental, verrait que toute la création est là, en un seul instant. Il n’y a ni passé, ni futur. L’instant présent contient toute la création. Celui qui est capable de vivre l’instant présent voit la Lumière Divine, il vit dans l’Extase, dans le Samadhi.

    Le mental constitue en réalité le voile qui nous cache ce que nous sommes. Sans le mental nous n’aurions pas fait l’expérience de l’éloignement, et donc de ce que nous ne sommes pas. Le mental a pour objet de nous séparer de notre source en nous faisant croire que nous sommes lui au lieu d’être la source. Pour retourner dans l’UNITE, il nous faut écarter totalement le mental.

    Le mental est en réalité un outil qui nous a permis de couper le cordon ombilical, mais pour autant il ne faut pas lui donner le pouvoir qu’il n’a pas.

    Nous portons en nous une double énergie : il y a celle qui nous a permis de nous éloigner et prendre conscience d’être, il y a celle qui nous relie à l’UNITE.

    En nous éloignant de notre être véritable, nous laissons la peur nous pénétrer et c’est le mental qui est en charge de la gestion de cette peur. En nous rapprochant de l’UNITE, nous laissons l’AMOUR nous pénétrer et c’est notre être intérieur qui est en charge de nous guider.

    Pour réaliser son travail, le mental possède une arme incroyable : il enfouit dans notre inconscient un ensemble de moments pendant lesquels nous avons subi une souffrance. Il y a deux façons principales d’enfouir en nous cette souffrance, soit pendant que l’on est encore bébé, jusqu’à environ l’âge de trois ans, car à ce moment-là il lui est facile d’ouvrir la porte de notre inconscient, ce qu’il aura plus de mal à faire une fois qu’on aura grandi ; soit à l’occasion de chocs importants capables de créer en nous un terrible tremblement susceptible d’ouvrir une brèche dans notre inconscient.

    Puis, il suffit au mental de sortir au gré de sa fantaisie, tel ou tel souvenir qui génère en nous telle ou telle peur. Il va nous bombarder de pensées compulsives et répétitives qui n’ont qu’un seul objectif : occuper tout le terrain pour nous empêcher de nous relier avec notre être intérieur.

    Il faut savoir que la cause première du malheur n’est jamais la situation dans laquelle nous nous trouvons, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci.

    Soyons donc conscient des pensées qui nous viennent et dissocions-les de la situation qui est toujours neutre, qui est toujours telle qu’elle est. Il y a la situation et il y a les pensées à son sujet. Ses pensées sont créées par notre mental qui va extraire de notre inconscient toute situation similaire et va créer un état d’être en nous bombardant de manière inconsciente des images qu’il crée de toute pièce, extraites de notre passé et stockées dans notre inconscient. Prenons le temps de les observer. D’où viennent-elles ? En nous concentrant un peu, on s’aperçoit qu’elles sont géographiquement situées au niveau de l’espace entre nos deux sourcils. En nous concentrant un peu plus et en guettant l’arrivée de nouvelles pensées, nous prenons conscience qu’elles semblent sortir du néant, mais en réalité elles prennent naissance dans notre corps éthérique, au niveau du troisième œil, et en gardant notre concentration à cet endroit, nous nous apercevons que ces pensées cessent de surgir. Ainsi l’observation passive des pensées a pour effet de stopper leur arrivée.

    Pourquoi le mental agit-il ainsi ? il le fait car il a peur. C’est un peu normal car l’une de ses fonctions a consisté à nous éloigner de notre source et de gérer la peur qui s’en est suivie. Ce n’est donc pas sa faute s’il se comporte ainsi, mais il faut reconnaître qu’il s’y accroche parfois d’une manière assez forte et qu’il s’insinue dans notre esprit dès que notre attention se relâche. Il utilise chaque faille qui apparaît dans notre état de conscience et se développe en de multiples ramifications dont on perd la plupart du temps le fil.

    La Bible nous a expliqué dans la Genèse comment Moyse a tenu tête au Pharaon qui représente tout le royaume que le mental s’est organisé à l’intérieur de nous-mêmes pour prendre le pouvoir sur nous-mêmes. Mais l’être qui va nous sauver provient de l’intérieur de nous-mêmes, il a été élevé et instruit à l’intérieur de nous-mêmes, au vu et au su du Pharaon puisque c’est sa propre fille qui l’a élevé, dans l’amour, dans la promiscuité et dans la royaume-même du Pharaon.

    Le nouveau testament nous parle de Jésus qui subit un certain nombre de tentations destinées à laisser son mental devenir son maître en lui demandant de se soumettre à sa loi avec pour contrepartie la jouissance commune du royaume. Mais sans aucune crainte, Jésus ne s’y est pas soumis et au contraire il est allé jeter dehors tous ces conspirateurs et ces vendeurs de pacotilles hors de son temple afin de laisser à son être intérieur toute la place nécessaire pour s’y épanouir.

    Quand cet être intérieur se lève, il faut le révéler à soi-même, à tous, pour que tout notre royaume intérieur se mobilise et que tous sachent que nous sommes les fils de Dieu.

    Le mental cherchera alors à utiliser toutes ses dernières armes, il va lever toutes ses armées constituées par tous les personnages enfouies dans notre inconscient et qui nous ont fait croire pendant un long moment de notre vie que nous étions ces personnages, souvent ils se sont substitués à nous, avec notre accord donné en toute ignorance, ils n’ont fait qu’un avec nous en nous faisons croire que nous étions eux et nous ont fait agir à leur guise, mais même toute l’armée du Pharaon ne pourra vaincre cet être intérieur car il est le représentant de Dieu et Dieu est le Maître de l’Univers, il va nous faire gagner la bataille, nous allons crucifier ce mental constitué de tous ces faux personnages qui se sont dressés devant nous, nous allons gagner la bataille, devenir le Christ, le fils de Dieu, le représentant du Créateur de l’Univers, traverser la mère rouge et jouir et nous réjouir de la paix retrouvée.

    Dieu nous a donné les armes pour mener ce combat : l’épée du discernement, le bouclier de l’amour, c’est ainsi que nous allons gagner le combat de la vie.

    Se connaître soi-même, devenir observateur de tout ce qui se trame à l’intérieur de nous-mêmes, ne porter aucun jugement et simplement observer de la manière la plus neutre, sentir et exprimer à chaque instant notre lien divin avec l’UNITE et avec chaque personne, chaque être et chaque chose. Embrasser chaque circonstance, assumer chaque défaut, partager chaque joie, nous mettre à la place de chaque personne, pardonner chaque offense (y compris la nôtre), guérir chaque cœur, respecter la vérité de chaque personne, adorer le Dieu de chacun, les droits de tous les êtres, préserver la dignité de chacun.

    Soyons un exemple vivant et animé de la Vérité la Plus Elevée qui réside en nous. Parler humblement de nous-même, parler gentiment, parler ouvertement afin que tous sachent que nous n’avons rien à cacher, parler avec sincérité pour ne pas être mal compris, parler respectueusement afin que personne ne soit déshonoré, parler avec amour afin que chaque syllabe puisse guérir, parler de Dieu chaque fois que nous prononçons un mot, faisons de notre vie un cadeau, soyons un cadeau pour tous ceux qui entrent dans notre vie et pour tous ceux dans la vie desquelles nous entrons, prenons garde à ne pas entrer dans la vie d’un autre si nous ne pouvons être un cadeau, lorsqu’une personne entre dans notre vie de manière inattendue, cherchons le cadeau que cette personne est venue recevoir de nous, et sachons qu’en même temps nous nous en faisons un, celui d’éprouver et d’accomplir qui nous sommes.

    Même si c’est difficile à entendre, il y a une perfection en tout, voilà le changement d’état de conscience qui nous est demandé ! Au milieu de la plus grande tragédie, même pendant notre mort, voyons la splendeur du processus. Cela paraît impossible, mais lorsque l’on rentre dans la conscience de Dieu, tout cela est possible. A notre heure la plus sombre, Dieu est notre lumière. Soyons l’agneau de Dieu et laissons-nous conduire et nous étendre dans les verts pâturages, c’est ainsi que nous demeurerons à jamais dans la maison de Dieu et dans son cœur.

    Ma Belle, je sais qu’un jour je rencontrerai la Vie en moi, la joie qui se cache dans ma vie, quoique les jours troublent mon sentier de leur inutile poussière. Je l’ai reconnue par éclairs, et son souffle incertain, en venant jusqu’à moi, a parfumé un instant mes pensées. Un jour, je la rencontrerai en dehors de moi, la joie qui habite derrière l’écran de lumière, je serai dans la submergeante solitude, où toutes choses sont vues comme par leur créateur.

    Encore et encore les nuits rugissantes des tempêtes se sont abattues sur moi, éteignant ma lumière, des doutes noirs se sont amassés, effaçant toutes les étoiles de mon ciel. Encore et encore les digues ont été rompues, laissant les flots balayer mes moissons, et les plaintes et le désespoir ont déchiré mon ciel de part en part. Et j’ai appris que dans l’amour de Dieu il y a un temps pour le goûter, ce qui apporte une joie indicible, il y a un temps pour l’approfondir, ce qui crée une séparation douloureuse, et il y a un temps pour l’accepter, ce qui apporte le réconfort, le bonheur et la joie suprême.

    Je sais qu’un jour viendra où je perdrai de vue cette terre ; la vie prendra congé de moi en silence après avoir tiré le suprême rideau sur mes yeux. Cependant les étoiles veilleront dans la nuit, l’aurore surgira comme la veille et les heures encore s’enfleront pareilles à des vagues marines apportant plaisirs et chagrins.

    Quand je pense à cet arrêt de mes instants, la digue des instants se brise ; soudain pour moi s’éclaire à la lumière de la mort l’univers avec ses trésors nonchalants. Exquise en est la plus humble demeure ; exquise y est la vie la moins privée. Les biens que j’ai souhaités en vain et les biens que j’ai possédés, qu’ils s’en aillent ! Et qu’à ces biens-là seuls en vérité je m’attache, que j’ai toujours méprisés ou que je n’avais pas voulu voir.

    Mimi La Petite Fourmi
    Ghottam, le 2 janvier 2015

    – Ces pensées constituent le résultat de réflexions communes de plusieurs personnes, parfois lues et ré-exprimées, parfois reproduites telles quelles, en sachant qu’y ont participé Neale Donald, Walsch, Wayne Dyer, Eckhart Tolle, Haziel, Rabindranath Tagore, Krishnamurti, Brad Blanton, Rudolph Steiner, Medard Gabel, Ram Dass, et bien d’autres encore..,

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    • jehana974
      Jan 17, 2015 @ 05:16:57

      Merci pour cette réflexion profonde et belle mais surtout poétique et douce. Merci d’avoir pris le temps d’écrire, de partager toutes ces connaissances, et de faire vivre un peu ce blogue. J’aurais grand plaisir à échanger avec toi dans le futur, Mimi la petite fourmi née du ciel et de la terre. Rencontre hasardeuse lors de ce voyage intérieur dans le chaos organisé de nos vies si insignifiantes, de nos vies si courtes comparés à l’éternité. Est-ce qu’une vie de fourmi peut faire la différence ? Une vie parmi des milliards d’autres vies.

      Nous sommes des êtres spirituels en voyage dans un corps humain, et en effet il est nécessaire de tomber du vélo plusieurs fois avant de le maitriser pour faire son chemin. Bizarrement les découvertes d’une quête spirituelle se partagent entre la terreur et la joie profonde, comme si ce qui se cache à l’intérieur de nous faisait un peu peur alors qu’au plus profond se cachent les richesses de notre âme. S’il suffisait d’une étincelle de lumière pour connaître la vérité absolue, pour ne plus avoir de doute, pour savoir que quoiqu’il arrive tout ira toujours bien. Et pourtant la lumière d’une bougie peut allumer mille autres bougies sans rien perdre de sa propre lumière. D’où vient la peur ? D’où vient le doute ? Il vient de l’avidya (le “non savoir”), de l’ignorance de notre vraie nature, de qui nous sommes réellement, même en sachant intellectuellement, même en ayant fait l’expérience, l’ignorance de ce qui cache derrière le “je” dans toutes ces phrases incessantes dans notre esprit. Qui est-il? Qu’est-ce qui pense et qu’est-ce qu’une pensée?

      “Il faut savoir que la cause première du malheur n’est jamais la situation dans laquelle nous nous trouvons, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci.”

      On ne peut malheureusement pas être conscient de toutes nos pensées produites dans une journée, mais on peut “s’attraper” en train de penser. Ne sous-estimons pas le pouvoir de la pensée, une pensée positive ou négative devient une émotion négative ou positive. Elle vient de notre égo, mais on ne peut pas la contrôler, c’est pourquoi nous subissons nos émotions et notre vie, au lieu de la vivre tout simplement. Au lieu que notre égo nous contrôle, nous devrions contrôler notre égo. Choisir quoi penser et quand ou choisir de ne pas penser. La pensée n’est plus positive ou négative, elle est neutre, équanime et une. Notre énergie va là où l’on porte notre attention mais notre attention est toujours dans les pensées passé ou futur, alors nous gaspillons notre énergie.

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