De notre raison d’être à notre vraie nature: Pourquoi existons-nous ?

Il y a 4 – 5 ans environ, j’ai décidé de ne plus croire en Dieu. Sans doute par esprit de rébellion et parce que je trouvais qu’il y avait tellement de choses mauvaises sur terre, que peut-être, par colère aussi, je me suis dit qu’il n’y a pas vraiment d’espoir dans l’humanité et donc pas de Dieu.

La question de Dieu est intéressante. Pour commencer je crois que Dieu est innommable. Que l’on dise la vérité, la réalisation de soi, la libération, le destin, l’âme, la lumière (le noor), tous cela ne sont que des synonymes. La genèse de la bible dit qu’au commencement il n’y avait rien, puis Dieu créa le monde en 7 jours et fini par créer l’être humain à son image. Pourquoi existons-nous alors ? Pourquoi Dieu nous a-t-il créés ? Pourquoi ne pas être resté dans le néant tout simplement ?

En essayant d’être plus réaliste, les scientifiques disent que l’univers a été créé lors du big bang qui donna naissance aux premiers protons, puis les premiers atomes, pour finalement former des étoiles qui dégageant de l’énergie sous forme de lumière ou photons, et enfin les planètes. En particulier une planète d’un système solaire que l’on appelle terre, où la vie s’est créée. D’après les scientifiques la probabilité que toutes les conditions soient réunies pour que la vie existe sur terre est tellement grande qu’il y a forcément une force supérieure ou quelque chose qui a joué dans tout cela.

Dieu est au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, il n’a pas de début ni de fin, il est éternel, miséricordieux, omnipotent, omniscient et omniprésent. Dieu est om. Dieu est spirituel, et donc au-delà du mental et des pensées. Alors lorsqu’il n’y avait rien, avant le big bang ou la genèse, Dieu était déjà là d’une certaine manière. Dieu créa l’univers et donc une réalité matérielle dans les dimensions du temps et de l’espace, avec un niveau de conscience. Tout être ou organisme vivant a donc une conscience à différents niveaux. Une plante n’est pas au même niveau qu’un animal et qu’une bactérie par exemple. L’être vivant au-dessus de tout cela est bien sûr l’Homme. Si Dieu créa l’Homme à son image, c’est que nous sommes une manifestation de Dieu, sous une certaine forme tangible; ou pour simplifier, nous sommes Dieu matérialisé.

Dans l’hindouisme et le bouddhisme, nous vivons tous dans un monde d’illusion appelé maya. Rien n’est réel parce que rien n’est permanant, nous ne sommes pas la même personne entre hier et aujourd’hui, la terre a un âge, l’univers à un début et une fin, donc a un âge aussi. La seule chose impermanente est le soi. Alors pourquoi est-ce qu’on nait, vit et meurt? Qu’importe ce que l’on a fait de notre vie, de bonnes ou mauvaises choses, nous finissons tous exactement de la même manière: la mort.

L’idée est que la vie est supposée être un jeu, en tant que manifestation de Dieu nous aurions dû vivre en harmonie avec la création de Dieu et nous réaliser. Mais cela ne se fait pas automatiquement, il faut travailler la dessus. Malheureusement, la grande majorité des êtres humains n’ont pas compris les règles du jeu, et prennent la vie bien trop au sérieux. Nous avons créé un système qui nous éloigne de notre vraie nature au lieu de nous en rapprocher. Mais la bonne nouvelle est que la réponse à toutes les questions est à l’intérieur de nous. Chaque seconde qui passe est une nouvelle chance d’atteindre le but, qu’importe l’environnement externe. Parce qu’au fond de notre être, nous sommes déjà parfaits, magnifiques et complets tel que nous sommes. La seule chose que l’on à faire est d’enfin ouvrir les yeux et de regarder au fond de notre cœur pour trouver cette lumière, cette divinité à l’intérieur caché derrière les couches de conditionnement culturel, familial et autres émotions que l’on a accumulées.

Maintenant la question à se poser serait comment enlever ces couches qui nous aveuglent pour enfin voir la Vérité? Réponse au prochain billet intitulé “Pourquoi le chemin de la spiritualité est-il si difficile ?”

La vie est un prêt temporaire et ce monde n’est qu’une imitation rudimentaire de la Réalité. Seuls les enfants peuvent prendre un jouet pour ce qu’il représente. Pourtant les êtres humains, soit s’entichent du jouet, soit, irrespectueux, le brisent et le jettent. Dans cette vie, gardez-vous de tous les extrêmes, car ils détruisent votre équilibre intérieur. Les Soufis ne vont pas aux extrêmes. Un Soufi reste toujours clément et modéré.”

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5 commentaires (+ vous participez?)

  1. badouraly rosmine
    Juin 17, 2014 @ 09:05:02

    Enfin une réponse sensée à une si grande question – très interessant !!!

    Répondre

  2. Mimi2
    Jan 04, 2015 @ 07:28:17

    Cette version 2 de Mimi est la reprise de la première version, complétée de quelques observations complémentaires.

    Te souviens-tu ma Belle quand je suis venue te voir à Vipassana, tu étais en pleine méditation et je me suis retrouvée, je ne sais comment, sur ta joue droite. Avec délicatesse tu as posé ton pouce et ton index gauches sur moi, Mimi, petite fourmi qui venait à peine de naître, et avec toute l’attention qu’on accorderait à un petit bébé, tu m’as posée sur la paume de ta main, j’avais alors la forme d’une petite graine, et tu m’as demandée, « ma chérie que fais-tu là », je t’ai alors répondu, « je ne fais rien de particulier, je suis simplement là, je viens d’avoir ma première respiration et on m’a dit que tu étais ma demeure », « ah oui ?, qui te l’a dit ? », « eh bien je reconnais dans ta voix celle qui m’a adressé la parole pour la première fois, tu me disais que tu voulais travailler ta terre intérieure, y planter la graine de la spiritualité, arroser, cultiver, soigner ta plante afin qu’elle pousse, qu’elle grandisse, s’élève et devienne de plus en plus parfaite, belle, utile… », « oui, la plante de notre vie, c’est notre âme et nos corps, je suis moi-même cette plante et tu vas m’aider à en prendre soin », « oui ma chérie, je suis là pour cela, c’est un travail de fourmi mais nous y arriverons, je le sais car tu as compris qu’à chaque instant il t’appartient de choisir qui tu veux être, et tu seras ce que tu décideras d’être », « Merci Mimi », « Je t’en prie ma Belle, je suis toi-même et tu n’as pas à me remercier, mais te connaissant je sais que tu as l’habitude de remercier, alors j’accepte avec plaisir, j’aime me faire du bien à moi-même, j’aime aimer ma propre personne ».

    Si tu veux bien, je viendrai te rendre visite de temps à autre. J’aime la manière dont tu t’exprimes, tu abordes des questions délicates avec une approche qui donne au profane la possibilité de comprendre, d’effleurer quelque peu ces explications si difficilement communicables. Entre tes mains, la couleur jaune devient pour l’aveugle une sorte de sensation, un ressenti qui vibre d’une manière particulière au point qu’il arrive à en reconnaître les ondulations. Merci ma Belle.

    J’échangerai volontiers avec toi pour communiquer sur les parties encore enfouies très profondément en nous, celles qui vont au-delà du corps, au-delà de l’esprit, à un niveau où l’Unité devient une perception.

    Mais pour percevoir cette Unité il nous faut nous en détacher, nous en séparer. La goutte d’eau ne prend conscience d’elle-même qu’en se détachant de l’océan, tant qu’elle se trouve en fusion dans l’océan, elle sait qu’elle existe mais elle ne peut faire l’expérience de ce qu’elle est. Un point blanc sur un drap blanc ignore qu’il existe.

    C’est la dichotomie divine : pour comprendre ce que l’on est, il faut faire l’expérience de ce que l’on n’est pas.

    Je sais qui je suis mais pour être qui je suis, je dois en vivre l’expérience et non pas me contenter de le savoir. C’est comme une personne qui dit connaître le vélo car elle est capable de l’imaginer, le regarder, le toucher, le réparer, le nettoyer etc… mais tant qu’elle n’est pas montée sur le vélo, qu’elle ne l’a pas conduit, elle ne peut connaître réellement ce qu’est un vélo, en faire l’expérience.

    Le problème de la goutte d’eau de l’océan, c’est qu’elle contient toutes les caractéristiques de l’océan, elle EST l’océan. Même si elle se détache de l’océan, elle continuera à savoir qu’elle fait partie de l’océan, et tant qu’elle conservera ces caractéristiques, tant qu’elle continuera à savoir qui elle est et qu’elle cherchera à rester ce qu’elle est, elle restera reliée à l’océan. Mais sa situation n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire. Si au moment où elle se détache de l’océan, elle garde en mémoire ce qu’elle est, qu’elle continue encore à être reliée à l’océan par un mince filet, même si ce filet s’amincit de plus en plus, elle continuera à se comporter conformément à ce qu’elle est.

    Il faut alors avouer que cette expérience ne lui attribuera aucun mérite car en gardant en mémoire ce qu’elle est, il est parfaitement normal qu’elle se comporte selon le souvenir qu’elle a d’elle-même, elle n’a par conséquent aucun libre arbitre puisqu’elle n’a pas la possibilité d’être autre chose que ce qui a été programmé pour elle mais sans qu’elle y ait participé d’aucune façon.

    Est-ce vraiment ainsi qu’elle fera l’expérience de ce qu’elle est ? Si un jeune cherche à faire l’expérience du vélo en montant dessus et en le conduisant mais que son père continue à tenir le vélo pendant que son fils essaye de le conduire, le jeune conducteur ne fera jamais l’expérience du vélo, il se laissera simplement conduire, jamais cette expérience ne sera son expérience personnelle.

    Ah, cela me rappelle le péché originel !

    Le Serpent est le symbole de la Sagesse. Il est vrai qu’il est venu parler au jeune conducteur de vélo et lui a dit : si tu veux vraiment faire l’expérience du vélo, il te faudra décider de le conduire tout seul, tu tomberas sans doute, tu souffriras certainement, il te faudra sûrement un peu de temps avant d’avoir la maîtrise de ta conduite, ce sera un travail de fourmi, mais… c’est la seule voie. Va, et ne te retourne point.

    Le mince filet qui retenait encore la goutte d’eau à l’océan s’est effiloché, petit à petit le lien s’est brisé et la goutte s’est retrouvée toute seule, de la même manière que le conducteur de vélo s’est trouvé dans le vide une fois que son père a cessé de tenir le vélo, il a titubé, tenté de rester droit, le guidon s’est retourné sur lui-même, le jeune conducteur est tombé. Son père qui le regardait s’éloigner avait une envie folle de courir vers lui, de le retenir, mais s’il le faisait, il n’aurait laissé aucune chance à son enfant de trouver sa voie, de faire l’expérience du vélo, de ce qu’il est. Son enfant, c’est un peu la goutte d’eau, cette partie de l’océan qui vit l’expérience de qui il est, qui prend conscience de ce qui il est.

    Il se trouve alors sur notre chemin plusieurs voies. Laquelle choisir ? Plusieurs choix se présentent, qui sont en fait des étapes successives. Que choisirons-nous d’être ?

    La goutte d’eau de l’océan, en s’éloignant de plus en plus de son origine, perd le souvenir de ce qu’elle est. Cet oubli est nécessaire, mais pour autant il lui faudra revenir vers sa source pour ne pas risquer de se perdre à jamais. Comme cette goutte d’eau, nous prenons notre origine dans ce grand océan, nous avons tous une origine divine. Si petit à petit, l’être que nous sommes devra se séparer de celui qui constitue son origine, tout comme Caïn a pris la place d’Abel, pour autant, on ne doit jamais oublier qui nous sommes, et cela nous est révélé à plusieurs occasions dans notre vie, l’être divin dont nous sommes porteurs vit continuellement en nous, guide nos pas, nous montre le chemin. Nous vivrons d’innombrables expériences, et cela prendra le temps qu’il faudra, nous vivrons s’il le faut cent mille ans, nous changerons d’habits autant de fois que nécessaire, mais un jour Abel renaîtra en nous et nous retournerons à l’océan primordial dont nous faisons partie.

    Le but de la vie est de nous donner l’occasion de nous créer à chaque instant pour devenir ce que nous sommes. Il nous appartient à chaque instant de choisir ce que nous voulons être.

    Si l’éloignement est une nécessité, chaque expérience que nous sommes amenés à vivre constitue un choix de notre être intérieur.

    A chaque instant, le choix nous appartient.

    Il faut reconnaître que l’éloignement peut créer en nous une sorte de peur. Si le jeune cycliste considère chaque situation comme étant un drame : quand il perd pied, quand il tombe, retombe, reste par terre, se relève, puis retombe, et cela peut continuer ainsi pendant longtemps, il créera en lui de la peur et de la souffrance. Mais il a aussi, un jour, la possibilité de sortir de ce drame, pour se poser, retrouver son calme et voir toutes les possibilités qui se trouvent sur son chemin, comprendre qu’il y a devant lui plusieurs voies, en choisir une, et si elle n’est pas la bonne, revenir sur ses pas pour en emprunter une autre, et ainsi de suite… finir par comprendre que ce qui se présente devant lui à chaque instant n’est qu’un lot d’expériences dans lesquelles il doit choisir celles qu’il va vivre.

    Je suis qui je suis, mais je peux très bien être pendant un moment ce que je ne suis pas, faire totalement le contraire de ce que je suis, pour qu’un point blanc sur un tissu blanc soit visible, il faudra le noircir, et c’est ainsi que je finirai par reconnaître petit à petit les écueils, les contourner, les utiliser et m’en servir pour avancer etc… me souvenir de mon origine, comprendre que je m’étais éloigné volontairement pour faire l’expérience de moi-même, pour prendre conscience de ce que je suis et accepter de rentrer à la maison. Parmi tous les choix qui m’ont été offerts, c’est moi seul qui ait fait le choix de prendre telle ou telle voie, c’est moi seul qui ai posé des barrières par-ci par-là pour éviter de reprendre le même chemin erroné, c’est moi-même qui suis volontairement tombé de mon vélo pour éviter un accident grave qui m’aurait fait chuter dans un ravin, ce qui m’aurait fait perdre un temps fou… le meilleur chemin n’est pas forcément le chemin le plus court. Chaque expérience va nous rapprocher de ce que nous sommes, ou bien nous en éloigner, mais toutes les expériences, qu’elles nous éloignent ou non, ont pour but final de mieux nous en rapprocher.

    Quand un chemin n’est pas celui qu’il fallait prendre, il n’y a pas lieu de culpabiliser, il s’agit d’un mauvais choix et non d’un péché.

    Il est nécessaire que le lien avec l’océan soit coupé à un moment donné. Il est nécessaire d’oublier ce qu’on est, d’où on vient, autrement le choix que nous ferons ne sera pas réellement notre choix.

    Il est normal qu’à la suite de cet éloignement et sans souvenir de ce que nous sommes, nous tâtonnions, nous nous égarions, tout cela est tout à fait normal. Tout cela est parfait. Tous nos choix ont un sens. Chacun de nous à son niveau choisit l’étape qui le mènera au bon port. Chacun de nous a la perception exacte de sa trajectoire, chacun de nous prépare son voyage, repère les sentiers qu’il va suivre. Personne ne peut se mettre à la place de l’autre et prétendre agir différemment, nous agissons avec une parfaite exactitude en fonction des données précises dans lesquelles nous sommes plongés, et chacun de nous agirait exactement de la même manière dans les mêmes conditions. Il ne nous appartient pas de juger du cheminement d’une autre âme. Il nous appartient de décider de qui nous sommes, et non pas qui un autre a été ou n’a pas été.

    Quand on cherche à comprendre qui nous sommes, quel est le sens de la vie, la réponse qu’on nous donne est que nous sommes la manifestation divine, que Dieu cherche à faire l’expérience de lui-même, qu’il est l’océan et nous sommes, en tant que goutte d’eau, son représentant cherchant à avoir conscience de qui il est, pour devenir qui il est. En somme, pour Etre, Dieu a besoin de faire l’expérience de lui-même et c’est par l’intermédiaire de sa création qu’il prend conscience de ce qu’il est.

    Ces vérités sont essentielles et celui qui arrive à les vivre, celui qui a goûté à l’Unité, se trouve transporté dans la Lumière Divine, dans l’Extase, dans le Nirvana, dans le Samadhi, l’expérience de Dieu dans sa vie. Mais il faut avouer qu’il n’est pas toujours facile de comprendre cela. Quelle en est la raison ? Tout simplement parce que les explications ont pour objet d’apporter la compréhension, et non pas l’expérience, elles restent donc d’ordre purement intellectuel bien que concernant un domaine qui se trouve au-delà de la compréhension de l’intellect. Une couleur ne peut être expliquée à un aveugle. La réponse à ces questions reste une activité de l’âme et non du corps ou de l’esprit.

    Quand on cherche à comprendre une chose, on s’aperçoit que chaque chose a une cause. Les scientifiques, par le truchement de leur raisonnement sont remontés au-delà de chaque chose pour lui trouver une explication logique. Quand ils n’ont pas d’explication permettant de justifier le choix qu’ils doivent faire, ils émettent des postulats.

    Qu’est-ce qu’un postulat ? C’est admettre pour vraie une chose pour laquelle on n’a pas pu trouver la cause antérieure.

    Pour comprendre qui nous sommes, nous devons remonter à l’origine de toute chose afin de trouver la chose première qui ne demande aucune cause, qui n’a besoin d’aucune explication pour se justifier, ce serait en quelque sorte la cause première. Quelle est cette chose qui ne nécessite aucune cause car elle est la cause de toute chose. La seule réponse qui nous vient à l’esprit, c’est le NEANT. En effet, le NEANT ne demande aucune cause pour le justifier car il N’EST PAS, il n’a donc pas besoin d’être justifié.

    Imaginer comment quelque chose qui n’est pas, pourrait prendre conscience qu’elle n’est pas. La seule réponse possible serait que le NEANT cherche à ETRE mais tout en continuant à NE PAS ETRE car sa nature première est le NEANT.

    ETRE, NE PAS ETRE, on en revient à la dichotomie divine : pour comprendre ce que l’on est, il faut faire l’expérience de ce que l’on n’est pas.

    Cette dichotomie a donné naissance à la vie. NE PAS ETRE, c’est fusionner dans l’océan, ETRE, c’est s’éloigner de l’océan. Le mouvement qui consiste à s’éloigner donne la conscience d’ETRE. Celui qui consiste à fusionner nous donne la conscience de l’UNITE. C’est ce mouvement de répulsion et d’attraction qui constitue la VIE. En chaque point se trouve un certain état de conscience. En chaque point les états de conscience similaires se rejoignent pour former un point de concentration à partir duquel va se former un noyau etc… c’est l’instant où se crée la vie.

    Cette notion que nous avons tenté d’approcher intellectuellement, se vit à chaque instant, la création se perpétue à chaque instant. Pour la vivre, il faut se rendre dans l’instant présent car l’instant d’après, ce qui a été ne sera plus, pour autant, son essence sera toujours présente dans chaque instant pour permettre de créer un nouvel instant. Rien n’est permanent car tout ce qui existe meurt à chaque instant, seul le souvenir que nous en gardons nous permet de croire en l’illusion de sa permanence.

    Cette illusion, c’est notre mental qui la crée.

    Un être qui serait capable de faire taire son mental, verrait que toute la création est là, en un seul instant. Il n’y a ni passé, ni futur. L’instant présent contient toute la création. Celui qui est capable de vivre l’instant présent voit la Lumière Divine, il vit dans l’Extase, dans le Samadhi.

    Le mental constitue en réalité le voile qui nous cache ce que nous sommes. Sans le mental nous n’aurions pas fait l’expérience de l’éloignement, et donc de ce que nous ne sommes pas. Le mental a pour objet de nous séparer de notre source en nous faisant croire que nous sommes lui au lieu d’être la source. Pour retourner dans l’UNITE, il nous faut écarter totalement le mental.

    Le mental est en réalité un outil qui nous a permis de couper le cordon ombilical, mais pour autant il ne faut pas lui donner le pouvoir qu’il n’a pas.

    Nous portons en nous une double énergie : il y a celle qui nous a permis de nous éloigner et prendre conscience d’être, il y a celle qui nous relie à l’UNITE.

    En nous éloignant de notre être véritable, nous laissons la peur nous pénétrer et c’est le mental qui est en charge de la gestion de cette peur. En nous rapprochant de l’UNITE, nous laissons l’AMOUR nous pénétrer et c’est notre être intérieur qui est en charge de nous guider.

    Pour réaliser son travail, le mental possède une arme incroyable : il enfouit dans notre inconscient un ensemble de moments pendant lesquels nous avons subi une souffrance. Il y a deux façons principales d’enfouir en nous cette souffrance, soit pendant que l’on est encore bébé, jusqu’à environ l’âge de trois ans, car à ce moment-là il lui est facile d’ouvrir la porte de notre inconscient, ce qu’il aura plus de mal à faire une fois qu’on aura grandi ; soit à l’occasion de chocs importants capables de créer en nous un terrible tremblement susceptible d’ouvrir une brèche dans notre inconscient.

    Puis, il suffit au mental de sortir, au gré de sa fantaisie, tel ou tel souvenir qui génère en nous telle ou telle peur. Il va nous bombarder de pensées compulsives et répétitives qui n’ont qu’un seul objectif : occuper tout le terrain pour nous empêcher de nous relier avec notre être intérieur.

    Il faut savoir que la cause première du malheur n’est jamais la situation dans laquelle nous nous trouvons, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci.

    Soyons donc conscient des pensées qui nous viennent et dissocions-les de la situation qui est toujours neutre, qui est toujours telle qu’elle est. Il y a, d’un côté la situation, et de l’autre il y a les pensées à son sujet. Ses pensées sont créées par notre mental qui va extraire de notre inconscient toute situation similaire et va créer un état d’être en nous bombardant de manière inconsciente des images qu’il crée de toute pièce, extraites de notre passé et stockées dans notre inconscient. Prenons le temps de les observer. D’où viennent-elles ? En nous concentrant un peu, on s’aperçoit qu’elles sont géographiquement situées au niveau de l’espace entre nos deux sourcils. En nous concentrant un peu plus et en guettant l’arrivée de nouvelles pensées, nous prenons conscience qu’elles semblent sortir du néant, mais en réalité elles prennent naissance dans notre corps éthérique, au niveau du troisième œil, et en gardant notre concentration à cet endroit, nous nous apercevons que ces pensées cessent de surgir. Ainsi l’observation passive des pensées a pour effet de stopper leur arrivée.

    Pourquoi le mental agit-il ainsi ? il le fait car il a peur. C’est la seule motivation du mental. La crainte principal du mental est la MORT. Il sait que lui ne survivra pas à la mort. Ceci est compréhensible car l’une de ses fonctions a consisté à nous éloigner de notre source et a justifié son existence, et que notre retour à la source signifiera sa mort. Ce n’est donc pas sa faute s’il se comporte ainsi, mais il faut reconnaître qu’il s’y accroche parfois d’une manière assez forte, cherchant à aller au-delà de sa mission primordiale, en s’insinuant dans notre esprit dès que notre attention se relâche, dès que nous recherchons notre lien avec la source. Il utilise chaque faille qui apparaît dans notre état de conscience et s’y introduit en de multiples ramifications dont on perd la plupart du temps le fil.

    La Bible nous a expliqué dans la Genèse comment Moyse a tenu tête au Pharaon qui représente tout le royaume que le mental s’est organisé à l’intérieur de nous-mêmes pour prendre le pouvoir sur nous-mêmes. Mais l’être qui va nous sauver se trouve à l’intérieur de nous-mêmes, il a été élevé et instruit à l’intérieur de nous-mêmes, au vu et au su du Pharaon puisque c’est sa propre fille qui l’a élevé, dans l’amour, et dans la royaume-même du Pharaon.

    Le nouveau testament nous parle de Jésus qui subit un certain nombre de tentations destinées à permettre à son mental devenir son maître en lui demandant de se soumettre à sa loi avec pour contrepartie la jouissance commune du royaume. Mais sans aucune crainte, Jésus ne s’est pas laissé prendre à ce piège et au contraire il est allé jeter dehors tous ces conspirateurs et ces vendeurs de pacotilles hors de son temple afin de laisser à son être intérieur toute la place nécessaire pour s’y épanouir.

    Quand notre être intérieur se lève, il faut le révéler à soi-même, il faut le révéler à tous, cette révélation constitue une force pour que tout notre royaume intérieur se mobilise et que tous sachent que nous sommes le fils de Dieu, son représentant, sa manifestation, nous sommes LUI-MEME. Jésus ne s’y est pas trompé en insistant pour que Judas fasse ce qu’il avait à faire : le révéler au monde.

    Le mental cherchera alors à utiliser toutes ses dernières armes, il va lever toutes ses armées constituées par tous les personnages enfouies dans notre inconscient et qui nous ont fait croire pendant un long moment de notre vie que nous étions ces personnages, souvent ils se sont substitués à nous, avec notre accord donné en toute ignorance, ils n’ont fait qu’un avec nous en nous faisons croire que nous étions eux et nous ont fait agir à leur guise, mais même toute l’armée du Pharaon ne pourra vaincre cet être intérieur car il est le représentant de Dieu et Dieu est le Maître de l’Univers, il va nous faire gagner la bataille, nous allons crucifier ce mental constitué de tous ces faux personnages qui se sont dressés devant nous, qui se sont pris pour nous. Nous allons gagner la bataille, devenir le Christ, le fils de Dieu, le représentant du Créateur de l’Univers, traverser la mère rouge et jouir et nous réjouir de la paix retrouvée dans notre demeure.

    Le réalisateur Stanley Kubrick a montré dans son film 2001 L’Odyssée de l’espace cette bataille. Le combat que vit l’humanité y est retracé de manière assez intéressante. L’homme vivait dans un paradis, mais noyé dans ce vaste océan, il lui était impossible de connaître ce qu’il était. La séparation, la conscience d’exister a été reçue comme un cadeau venu du ciel. Cette prise de conscience a conduit à l’éloignement avec son cortège inévitable de peur, de crainte, d’angoisse, le matérialisme effréné, les égoïsmes, les guerres… Plus l’homme cherchait à s’accrocher à son lien d’origine, à sa véritable identité, plus elle s’éloignait de son être jusqu’à l’oubli le plus total.

    Au cours de ce un long cheminement aux confins de l’univers, l’homme a vécu un certain nombre d’expériences, faisant les choix qui lui paraissait les plus appropriés, et petit à petit il commence à prendre conscience de qui il est, et cette découverte le pousse à retrouver le lien qu’il a gardé enfoui dans son subconscient, cette présence qu’il ressent en lui de son être véritable, et il a compris qu’il devait partir à la recherche de cet être, de cette présence, prendre la route qui va le ramener à la maison. Mais le mental, qui est représenté dans le film par l’ordinateur central du vaisseau, va l’empêcher d’aller vers cet objectif car il sait que ce que cherche le héros se trouve au-delà du mental, au-delà de lui-même et il a peur que cette aventure ne finisse par le faire disparaître. Il a peur de la mort. Ce sera hélas le chemin à suivre, il faudra crucifier le mental.

    La seconde partie du film expose le périple que constitue ce voyage vers soi-même. Il s’agit d’une vraie séance de médiation. Le héros du film s’engage dans cette recherche, s’installe dans son vaisseau, commence par endormir ses cinq sens, il va au-delà de son corps, il sort du vaisseau, puis il tente d’aller au-delà du mental, mais ce dernier ne l’entend pas de cette oreille, lui qui maîtrise parfaitement le vaisseau, il essaie de s’immiscer dans l’intimité de l’être et connaître ses véritables intentions, mais le héros a compris que le mental constitue un réel obstacle dans sa quête. Bien qu’il ait été un compagnon très utile et qu’il a une connaissance parfaite de notre vaisseau, de nos plus profonds secrets, il n’y a pas d’autre voie que celle de la mort du mental. C’est alors que débute l’illumination, la fusion avec l’infini, avec la source, le nirvana…

    Dieu nous a donné les armes pour mener ce combat : l’épée du discernement, le bouclier de la protection constitué par l’amour de Dieu, c’est ainsi que nous allons gagner le combat de la vie.

    Se connaître soi-même, devenir observateur de tout ce qui se trame à l’intérieur de nous-mêmes, ne porter aucun jugement car tout jugement crée de l’énergie et c’est cette énergie qu’utilise le mental pour donner vie à tous les personnages fictifs qui nous habitent et qui meurent à défaut d’alimentation énergétique. Observer simplement ces pensées de la manière la plus neutre, sentir et exprimer à chaque instant notre lien divin avec l’UNITE et avec chaque personne, chaque être et chaque chose. Embrasser chaque circonstance, assumer chaque défaut, partager chaque joie, nous mettre à la place de chaque personne, pardonner chaque offense (y compris la nôtre), guérir chaque cœur, respecter la vérité de chaque personne, adorer le Dieu de chacun, les droits de tous les êtres, préserver la dignité de chacun.

    Soyons un exemple vivant et animé de la Vérité la Plus Elevée qui réside en nous. Parler humblement de nous-même, parler gentiment, parler ouvertement afin que tous sachent que nous n’avons rien à cacher, parler avec sincérité pour ne pas être mal compris, parler respectueusement afin que personne ne soit déshonoré, parler avec amour afin que chaque syllabe puisse guérir, parler de Dieu chaque fois que nous prononçons un mot, faisons de notre vie un cadeau, soyons un cadeau pour tous ceux qui entrent dans notre vie et pour tous ceux dans la vie desquelles nous entrons, prenons garde à ne pas entrer dans la vie d’un autre si nous ne pouvons être un cadeau, lorsqu’une personne entre dans notre vie de manière inattendue, cherchons le cadeau que cette personne est venue recevoir de nous, et sachons qu’en même temps nous nous en faisons un nous aussi, celui d’éprouver et d’accomplir qui nous sommes.

    Même si c’est difficile à entendre, il y a une perfection en tout, voilà le changement d’état de conscience qui nous est demandé ! Au milieu de la plus grande tragédie, même pendant notre mort, voyons la splendeur du processus. Cela paraît impossible, mais lorsque l’on rentre dans la conscience de Dieu, tout cela est possible. A notre heure la plus sombre, Dieu est notre lumière. Soyons l’agneau de Dieu et laissons-nous conduire et nous étendre dans les verts pâturages, c’est ainsi que nous demeurerons à jamais dans la maison de Dieu et dans son cœur.

    Ma Belle, j’ai appris que dans l’amour de Dieu il y a un temps pour le goûter, ce qui apporte une joie indicible, il y a un temps pour l’approfondir, ce qui crée une séparation douloureuse, et il y a un temps pour l’accepter, ce qui apporte le réconfort, le bonheur et la joie suprême.

    Pour aller de l’avant, quittons notre chapelet, laissons nos chants, nos psalmodies ! Qui croyons-nous honorer dans ce sombre coin solitaire d’un temple dont toutes les portes sont fermées ? Ouvrons les yeux et voyons que notre Dieu n’est pas devant nous dans ce temple solitaire. Il est là où le laboureur laboure le sol dur ; et au bord du sentier où peine le casseur de pierres. Il est avec eux dans le soleil et dans l’averse ; son vêtement est couvert de poussière. Dépouillons notre manteau pieux ; pareil à Lui, descendons aussi dans la poussière !

    Nous cherchons la délivrance ! Où prétendons-nous trouver la délivrance ? Notre Maître ne s’est-il pas joyeusement chargé lui-même de tout au moment de la création ? Il s’est attaché avec nous pour toujours. Sortons de nos méditations et laissons de côté nos fleurs et nos encens ! Nos vêtements se déchireront et vont sûrement se souiller, mais qu’importe ? Allons le joindre et tenons-nous près de lui dans le labeur et la sueur de notre front.

    Notre propre nom est une prison où celui que nous enfermons pleure. Sans cesse, nous nous occupons à en élever tout autour de nous la paroi ; et tandis que, de jour en jour, cette paroi grandit vers le ciel, dans l’obscurité de son ombre nous perdons de vue notre être véritable. Nous nous enorgueillissons de cette haute paroi ; par crainte du moindre trou, nous la replâtrons avec de la poudre et du sable ; et pour tout le soin que nous prenons du nom, nous perdons de vue notre être véritable.

    Un jour viendra où nous perdrons de vue cette terre ; la vie prendra congé de nous en silence après avoir tiré le suprême rideau sur nos yeux. Cependant les étoiles veilleront dans la nuit, l’aurore surgira comme la veille et les heures encore s’enfleront pareilles à des vagues marines apportant plaisirs et chagrins.

    Quand on pense à cet arrêt de nos instants, la digue des instants se brise ; soudain pour nous s’éclaire à la lumière de la mort l’univers avec ses trésors nonchalants. Exquise en est la plus humble demeure ; exquise y est la vie la moins privée. Les biens que nous avons souhaités en vain et les biens que nous avons possédés, qu’ils s’en aillent ! Et qu’à ces biens-là seuls en vérité nous attacheront, à ceux que nous avons toujours méprisés ou que nous n’avions pas voulu voir.

    Mimi La Petite Fourmi

    – Ces pensées constituent le résultat de réflexions communes de plusieurs personnes, parfois lues et ré-exprimées, parfois reproduites telles quelles, en sachant qu’y ont participé Neale Donald, Walsch, Wayne Dyer, Eckhart Tolle, Haziel, Rabindranath Tagore, Krishnamurti, Brad Blanton, Rudolph Steiner, Medard Gabel, Ram Dass, et bien d’autres encore..,

    Répondre

    • jehana974
      Jan 17, 2015 @ 05:14:07

      Merci pour cette réflexion profonde et belle mais surtout poétique et douce. Merci d’avoir pris le temps d’écrire, de partager toutes ces connaissances, et de faire vivre un peu ce blogue. J’aurais grand plaisir à échanger avec toi dans le futur, Mimi la petite fourmi née du ciel et de la terre. Rencontre hasardeuse lors de ce voyage intérieur dans le chaos organisé de nos vies si insignifiantes, de nos vies si courtes comparés à l’éternité. Est-ce qu’une vie de fourmi peut faire la différence ? Une vie parmi des milliards d’autres vies.

      Nous sommes des êtres spirituels en voyage dans un corps humain, et en effet il est nécessaire de tomber du vélo plusieurs fois avant de le maitriser pour faire son chemin. Bizarrement les découvertes d’une quête spirituelle se partagent entre la terreur et la joie profonde, comme si ce qui se cache à l’intérieur de nous faisait un peu peur alors qu’au plus profond se cachent les richesses de notre âme. S’il suffisait d’une étincelle de lumière pour connaître la vérité absolue, pour ne plus avoir de doute, pour savoir que quoiqu’il arrive tout ira toujours bien. Et pourtant la lumière d’une bougie peut allumer mille autres bougies sans rien perdre de sa propre lumière. D’où vient la peur ? D’où vient le doute ? Il vient de l’avidya (le “non savoir”), de l’ignorance de notre vraie nature, de qui nous sommes réellement, même en sachant intellectuellement, même en ayant fait l’expérience, l’ignorance de ce qui cache derrière le “je” dans toutes ces phrases incessantes dans notre esprit. Qui est-il? Qu’est-ce qui pense et qu’est-ce qu’une pensée?

      “Il faut savoir que la cause première du malheur n’est jamais la situation dans laquelle nous nous trouvons, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci.”

      On ne peut malheureusement pas être conscient de toutes nos pensées produites dans une journée, mais on peut “s’attraper” en train de penser. Ne sous-estimons pas le pouvoir de la pensée, une pensée positive ou négative devient une émotion négative ou positive. Elle vient de notre égo, mais on ne peut pas la contrôler, c’est pourquoi nous subissons nos émotions et notre vie, au lieu de la vivre tout simplement. Au lieu que notre égo nous contrôle, nous devrions contrôler notre égo. Choisir quoi penser et quand ou choisir de ne pas penser. La pensée n’est plus positive ou négative, elle est neutre, équanime et une. Notre énergie va là où l’on porte notre attention mais notre attention est toujours dans les pensées passé ou futur, alors nous gaspillons notre énergie.

      Répondre

  3. Steph
    Jan 19, 2015 @ 00:30:17

    J’ai lu, Jehana, avec une immense joie tes écrits, je ne sais comment te dire : tu es un être profond, tu écris avec une merveilleuse simplicité, tes paroles pénètrent dans tous les recoins de mon être.

    J’ai apprécié les commentaires de Mimi La Fourni, la profondeur de ses connaissances et l’amour que contient chacune de ses paroles. Malgré la distance qui nous sépare, je ressens la lumière qu’elle porte en elle.

    Tu es cela Jehana, tu es notre lumière.

    Merci infiniment. Je suis Stéphanie. Je t’aime.

    Vous m’enivrez toutes les deux ! Sans même que je vous connaisse ! Je suis heureuse de vivre cela. Vous rendez ma vie belle !

    Je suis heureuse de voir combien l’Homme a évolué : vivre dans un monde matériel, le comprendre et en même temps avancer en permettant à son être intérieur de faire les expériences nécessaires afin de comprendre qui il est et se rapprocher de son créateur, s’élever vers son ultime demeure.

    Serait-ce le rêve de l’homme ? Est-ce le rêve de Dieu ?

    J’ai tant cherché à comprendre. Me connaître moi-même.

    « Connais-toi toi-même » : Socrate avait-il raison ! Serait-ce le chemin à suivre ?

    « Je pense donc je suis » : Pascal avait-il tort ?

    La pensée, lorsqu’elle nous limite dans la perception de nous-même, ne constitue-t-elle pas un frein à notre évolution ? La pensée nous permet-elle de prendre conscience de nous-même ? N’aurait-on pas tendance à croire que : Je ne pense pas, donc je suis.

    Aller au-delà du mental, sentir la présence de soi, se dés-identifier de son corps, se regarder dans un miroir tout en se disant : « je ne suis pas ce corps, ni cet esprit, je suis un être infini qui vient de la source ». Combien de fois n’ai-je répété cette phrase à chaque fois que mon regard a croisé l’image de mon corps…

    Qui suis-je ?

    Oh Dieu ! Je ne suis rien et je suis TOI !
    Oh Dieu ! Je ne suis rien et je suis TOI !
    Oh Dieu ! Je ne suis rien et je suis TOI !

    (Jean-Pierre Beunas – Das)

    On me connaît sous le nom de : Stéph, la Petite qui n’est rien.

    Si c’est par l’intermédiaire de sa création que Dieu fait l’expérience de qui IL est, et si JE SUIS la manifestation divine, que dois-je faire pour accomplir la mission pour laquelle je me suis revêtue d’un scaphandre et j’ai plongé dans cette mer immense qui me mène aux confins de l’univers.

    Nous ne sommes pas ce scaphandre, ni l’ensemble du tableau de bord devant nos yeux dont la mission est de nous faciliter le voyage.

    Tout se passe à l’intérieur de nous-même.

    Lorsque je fais ma méditation, je porte mon attention dans des sensations physiques à l’intérieur de mon corps : suivre le parcours de ma respiration, les mouvements de ma poitrine, de mon abdomen, le passage de l’air dans mes narines, les petits bruits que fait mon ventre, le fourmillement dans une jambe etc…

    Curieusement, plus je porte mon attention à mon corps, plus je sens ma présence intérieure.

    Au début, cela m’intriguait et je pensais même que j’étais sans doute dans la mauvaise voie. Mais un jour j’ai compris : tout le jeu consiste à occuper soi-même toute l’attention afin que le mental ne l’accapare.

    J’ai remarqué que quand je fais un travail purement physique, par exemple celui de faire la vaisselle, en portant mon attention sur les sensations que mon corps pouvait ressentir : l’eau chaude sur mes mains, les mouvements de mes doigts, les frottements etc… sans laisser mes pensées envahir mon esprit, alors cela me décontracte, me libère et me procure un bien-être inattendu.

    Oui, je crois que les pensées intempestives et incontrôlées nous fatiguent, nous rendent prisonniers de notre mental. Imaginez 60.000 pensées par jour, dont plus de 90% totalement inutiles, répétitives et compulsives.

    Un jour j’ai découvert une chose. En fait, il ne s’agissait pas réellement d’une découverte mais d’une inspiration.

    – si je suis la manifestation divine et que Dieu vit en moi pour faire l’expérience de la manière dont sa création réagit devant telle ou telle situation, c’est que Dieu, depuis l’intérieur de mon être, doit sûrement m’envoyer des messages que je dois capter et porter jusqu’à leur matérialité.

    Je sais que ce que je dis n’est pas très clair, alors je vais vous donner un exemple.

    Mais, d’abord laissez-moi vous donner quelques explications préliminaires.

    On nous a dit que Dieu a veut faire l’expérience de qui IL EST. Il sait qu’il est omnipotent, omniscient, omniprésent. Il est l’amour infini, la beauté, la joie, le bonheur, la santé, la compréhension, la miséricorde, la clémence etc…. il est TOUT… et il veut faire l’expérience de qui IL EST. Et c’est par l’intermédiaire de Sa Création qu’il peut faire cette expérience.

    Sa Création contient tout ce qui peut exister. Il n’y a rien d’autre à créer, TOUT EST LA. Il a créé toutes les situations possibles et imaginables, des milliards de milliards et de milliards de possibilités. Elles sont toutes là.

    Il nous a donné le libre arbitre pour faire les choix de l’expérience que nous voulons vivre car il ne veut pas nous influencer dans notre choix. LUI sait qui IL EST, et l’expérience consiste à faire les choix qui nous mèneront vers qu’IL EST, vers ce que nous sommes réellement puisque c’est LUI qui vit en nous. L’expérience consiste donc à redevenir qui nous sommes.

    Comme nous sommes sa manifestation, il nous adresse des inspirations, des idées… il nous guide mais c’est nous qui sommes les maîtres de notre choix. On appelle cela le libre arbitre.

    Si nous suivons SES inspirations, nous irons là où nous devons aller. Si nous ne suivons pas SES inspirations, nous prendront un autre chemin, et ce sera plus long, mais cela n’a pas d’importance car le temps ne compte pas à ce jeu-là. Le but c’est de rentrer à la maison, peu importe le temps que nous mettrons puisque le temps n’existe pas dans la réalité (mais ceci fera l’objet d’un autre débat).

    Toutes les expériences possibles sont toutes là devant nous, infinies et déjà créées, mais pas encore vécues. Il n’y a aucune possibilité qui ne soit pas déjà créée. Le jeu consiste simplement à vivre la bonne expérience, prendre le bon chemin pour arriver à bon port.

    Quand une expérience est vécue, elle constitue le choix que nous avons fait et en cela, cette expérience devient du vécu, on lui a donné une réalité qui se manifeste dans le monde physique, l’expérience consistant à la mener jusqu’à sa réalisation matérielle.

    Voici donc l’exemple.

    Imaginons qu’on passe dans une rue où on aperçoit au loin un mendiant. La PREMIERE INSPIRATION, la première pensée qui nous vient est celle de Dieu. Par elle nous nous disons, oh je vois ce mendiant qui a l’air malheureux, je vais lui donner 100$. Comme vous avez suffisamment d’argent dans votre poche, ce choix ne pose aucun problème.

    Puis, à mesure que vous avancez, vous vous dites : quand même 100$ c’est un peu beaucoup, je pense que 50$ ce sera parfait. Puis à mesure que vous rapprochez du mendiant, vous allez diminuer ce chiffre et au moment où vous mettez votre main dans votre poche, vous y chercherez la pièce la plus petite, tiens, voilà une pièce de un dollar, vous allez la tendre au mendiant, il vous dira chaleureusement merci et vous vous éloignerez, satisfait de votre geste.

    Dieu fait toujours le choix le plus élevé. Notre mental, dès qu’il intervient, nous pousse à faire un choix différent.

    Mais revenons à notre sujet de départ : tout se passe à l’intérieur de nous-mêmes.

    Lorsqu’à l’intérieur de nous-mêmes, nous faisons telle ou telle expérience, celle-ci est enregistrée dans notre conscience. Ce qui est acquis est acquis et nous évoluons vers un autre état de conscience.

    Nous changeons donc constamment d’état de conscience. Nous nous rapprochons de plus en plus de qui nous sommes.

    Quand un être fait l’expérience du SAMADHI, c’est-à-dire l’expérience de Dieu dans sa vie, il atteint le stade ultime, il devient qui IL EST. C’est l’illumination. C’est le « JE SUIS QUI JE SUIS ».

    Pour savoir quel est notre état intérieur, où nous en sommes, Dieu nous a donné un miroir qui nous permet de voir l’intérieur de nous-mêmes, une sorte de reflet… c’est le monde extérieur. Mais, attention, il ne s’agit que d’un reflet, une sorte d’illusion… ce n’est pas la réalité… car la vraie nature de notre être se trouve à l’intérieur de nous-mêmes et non pas à l’extérieur.

    Comment cela fonctionne-t-il ? Quand nous portons notre regard vers l’extérieur, nous y découvrons l’état de notre être intérieur.

    Que se passe-t-il quand nous observons le monde extérieur. Nous devenons observateurs.

    Il y a l’observateur et il y a ce qui est observé.

    On en conclut que l’observé est le reflet de l’observateur. C’est le mythe de la caverne de Platon.

    Pour aller plus loin, rendons cette expérience un peu abstraite.

    Imaginons un observateur qui se trouve devant une scène qui n’a encore jamais fait l’objet d’une observation. Comment va-t-il faire l’expérience de ce qui est devant lui.

    Imaginons, deux données a et b. L’observateur au début de son observation n’a pas encore fait l’expérience de ce que sont ces données. Pour lui, il s’agit de données brutes dont il ne connaît pas le lien qui les unit.

    Pour comprendre le lien qui unit ces deux données, l’observateur va faire appel à tous les concepts qui se trouvent en lui, dans son propre intérieur. Il va les balayer un par un.

    L’observateur contient en lui tous les concepts qui existent dans l’univers, mais en fonction de l’état de sa conscience, tel ou tel concept lui permettra de comprendre le lien qui existe entre les deux données a et b. Par exemple, le lien d’égalité. L’objet de son observation va alors prendre à ses yeux un sens que son esprit est capable de comprendre. Son observation va correspondre au reflet de l’un de ses états de conscience intérieurs.

    L’observation d’un autre observateur correspondra à son propre état de conscience, qui sera différent de l’état intérieur du premier observateur.

    Ainsi, la réalité est vécue par chacun de nous de manière totalement différente.

    Une personne ne peut se mettre à la place d’une autre.

    Ce que nous percevons à l’extérieur n’est que le reflet de notre état intérieur.

    Cela me rappelle une célèbre phrase d’un homme que je porte dans mon cœur : « la beauté est dans les yeux de celui qui regarde ». HD.

    Les événements qui nous entourent sont des signes qui nous permettent de comprendre ce que nous sommes, où nous devons aller, quel chemin prendre…

    Un jour, je me suis trouvé confronté à un problème. J’avais un choix à faire : devais-je partir ou pas ? et je ne savais pas quel choix faire.

    J’étais dehors en train de marcher, noyée dans mes pensées…

    Deux jeunes femmes inconnues ont croisé mon chemin, et sans prêter attention à leur conversation, un morceau de celle-ci est néanmoins arrivé à mon oreille : « …tu suivras l’oiseau… ». Et juste à ce moment-là je vis un petit oiseau noir devant moi sur une branche. Dès qu’il m’a vue, il s’est mis à voler et s’est retourné plusieurs fois comme pour me faire signe que je devais le suivre.

    Je le suivis et deux rues plus loin, il se posa sur un coin de mur où était écrit le nom de la rue : c’était la rue du départ.

    N’oublions jamais que Dieu vit en nous, qu’il nous suffit d’être relié à LUI, d’écouter et de suivre les inspirations qu’IL nous adresse. C’est au travers des faits quotidiens qui entourent notre vie que Dieu nous accorde ses dons. Confions-nous à sa Puissance d’Amour infini, éternel, inépuisable.

    Seigneur, vie de ma vie, toujours j’essaierai de garder mon corps pur, sachant que sur chacun de mes membres repose ton vivant toucher.

    Toujours j’essaierai de garder de toute fausseté mes pensées, sachant que tu es cette vérité qui éveille la lumière de la raison dans mon esprit.

    Toujours j’essaierai d’écarter toute méchanceté de mon cœur et de maintenir en fleur mon amour, sachant que tu as ta demeure dans le secret autel de mon cœur.

    Et ce sera mon effort de te révéler dans mes actes, sachant que c’est ton pouvoir qui me donne force pour agir.

    Stéph la Petite qui n’est rien.

    Répondre

    • jehana974
      Jan 23, 2015 @ 15:15:59

      Stéphanie, je suis très impressionnée et touchée par ce que tu dis…J’ai encore du mal à croire qu’un simple blogue puisse t’inspirer comme cela, et je ne sais pas quoi dire.
      Un grand sage, un jour, a dit que le voyage d’une vie se résume à un pas. Un simple pas de la tête vers le cœur. Je ne sais pas pourquoi lorsque j’écris le cœur parle bien plus que la tête, mais j’imagine que si ça te touche autant c’est qu’il doit y avoir une raison…

      Je ne m’attendais à rien en commençant ce blogue. Dans un de mes cours à l’université un professeur nous a demandé de créer un blogue à plusieurs, alors j’ai pensé que ça pourrait être une bonne idée de parler de yoga; pourtant je n’ai jamais aimé écrire et encore moins m’exprimer en public que ce soit sur le web ou en personne. J’écris simplement sur l’inspiration du moment…peut-être juste pour partager et faire comprendre les possibilités de la vie.

      « Aller au-delà du mental, sentir la présence de soi, se dés-identifier de son corps, se regarder dans un miroir tout en se disant : « je ne suis pas ce corps, ni cet esprit, je suis un être infini qui vient de la source ». Combien de fois n’ai-je répété cette phrase à chaque fois que mon regard a croisé l’image de mon corps…
      Qui suis-je ?
      Oh Dieu ! Je ne suis rien et je suis TOI !
      Oh Dieu ! Je ne suis rien et je suis TOI !
      Oh Dieu ! Je ne suis rien et je suis TOI !
      (Jean-Pierre Beunas – Das)
      On me connaît sous le nom de : Stéph, la Petite qui n’est rien. »

      Quand j’ai entendu pour la première fois, les fameux mots “je ne suis pas mon corps, je ne suis pas mon esprit, je ne suis pas mon prana” durant une séance de yoga, je ne comprenais comment cela pouvait être possible. Je voulais savoir pourquoi je ne suis pas mon corps et mon mental, mais le seul moyen était d’en faire l’experience. Puis le professeur a continué en disant que “nous sommes la source de la conscience pure, nous sommes magnifiques et parfaits tels que nous sommes”, et les mots m’ont touché droit au coeur, je me suis mise à pleurer. Ce jour-là je venais de trouver mon premier guide et surtout mon ami: Dr Bali.
      À la question “qui suis-je”, n’importe quelle réponse qui commence par “je suis…”, nous rentrons dans la dualité. Il y a le “je” et il y a ce que l’on met dans le “…” . Il n’y a donc aucun mot qui peut répondre à cette question, mais s’il était possible de répondre par des mots la réponse de Krishna à Arjuna est, pour moi, la réponse la plus proche de la “vérité”. Car tous les êtres humains sont ce que Krishna est.
      Voilà qui tu es Stéph, la Petite qui est tout:

      “C’est moi qui suis
      au coeur de tout ce qui existe,
      l’âme vivante
      Je suis l’origine, la durée
      et le terme
      de tout ce qui existe

      Des veda, je suis la mélodie,
      parmi les dieux, je suis Indra,
      des sens je suis la pensée et,
      dans ce qui est je suis l’intelligence

      Je suis la lettre A parmi le lettres,
      et des mots qui s’assemblent je suis le couple.
      Je suis en vérité le temps impérissable,
      le demiurge aux visage sans nombre.

      Je suis la mort qui tout emporte.
      De tout ce qui surgira, je suis le créateur.
      Je suis gloire, splendeur et parole,
      attention, pensée, assise et patience,
      tous termes féminins.

      Des mélodies je suis la basse continue,
      des hymnes, je suis la gayatrî.
      Des mois je suis celui du capricorne
      et, des saisons je suis le printemps.

      (Baghavad gita 10.20)

      « Lorsque je fais ma méditation, je porte mon attention dans des sensations physiques à l’intérieur de mon corps : suivre le parcours de ma respiration, les mouvements de ma poitrine, de mon abdomen, le passage de l’air dans mes narines, les petits bruits que fait mon ventre, le fourmillement dans une jambe etc… »

      Un vrai yogi ressent les sensations pas seulement à la surface du corps mais aussi les sensations subtiles, toutes les sensations subtiles. Une personne superficielle dont les pensées sont superficielles ne connaîtra que la surface des choses. Le mental à plusieurs niveaux, pour plonger dans les profondeurs de son esprit et de son corps (et de tous ses corps) il faut du courage, il faut un coeur pur et il faut de la pratique.
      Il est possible de ressentir la parfaite technologie de tout son corps avec une précision mathématique , le système nerveux, lymphatique et digestive. À un niveau encore plus subtil nos cellules s’orchestrent simultanément, se coordonnent en interdépendance, chaque cellule a sa propre intelligence infinie, et nous sommes conçues pour en être conscient, pour être en extase face à la perfection manifestée sous toutes ses formes.

      « Quand un être fait l’expérience du SAMADHI, c’est-à-dire l’expérience de Dieu dans sa vie, il atteint le stade ultime, il devient qui IL EST. C’est l’illumination. C’est le « JE SUIS QUI JE SUIS ». »

      Samadhi est le nom de la huitième et dernière étape de l’ashtangayoga (8 steps of yoga) des sutras de Patanjali. C’est l’’état d’extase rechercher par les yogis, les méditants, les chercheurs de la vérité. Il est facile de s’imaginer ce que ça fait d’être dans cet état, de s’imaginer que c’est le but ultime de la vie. Est-ce qu’un grand sage indien est en permanence en samadhi ? Le véritable but n’est pas un état temporaire. Nous faisons déjà l’expérience du samadhi tous les soirs en dormant. Le sommeil profond est le moment où le bavardage mental est éteint, il n’y a pas de rêve, pas de mouvement. C’est le moment où le corps se régénère. Nous pourrions être dans le même état que le sommeil profond mais de manière consciente. Dans le samadhi toutes les fonctions vitales semblent être éteinte, un état de conscience dont les limites sont affranchies du temps et de l’espace.
      Seul un corps et un coeur pur peut connaître un tel état de catalepsy. On ne veut pas entrer en samadhi, on ne désir jamais connaître cet état; c’est seulement lorsqu’on est prêt, lorsqu’on s’y attend le moins que cela arrive.

      Dit moi qui tu es.

      Répondre

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